C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Monsieur Patrice CLET, ancien conseiller général de la Guyane, dans des circonstances dramatiques.

Je tiens d’abord à adresser mes condoléances à la famille et aux proches de Patrice, homme émérite du paysage politique Guyanais.

Mais cette tristesse s’accompagne aujourd’hui d’une colère sourde, partagée par la population guyanaise. Colère qui repose sur les nombreuses demandes insatisfaites malgré des promesses en termes d’effectifs pour les forces de l’ordre, d’un arsenal juridique spécifique au territoire, d’une singularité administrative pour que la Guyane cesse d’être la « pépite d’or » sociale de toute l’Amérique latine.

Un drame qui intervient dans un contexte de grève du zèle des fonctionnaires de police, suite à une visite ministérielle de Monsieur Bernard CAZENEUVE début octobre 2016, durant laquelle un certain nombre de mesures, portant notamment sur les moyens et non effectives à ce jour.

Les Mairies organiseront, le Mardi 15 novembre 2016, une opération « Mairie Morte » afin d’exprimer le ras-le- bol de la population et des élus sur l’insécurité croissante en Guyane.

Cette journée « Mairie Morte » sera symbolisée par la fermeture des Mairies au public. Mais l’ouverture et le service des écoles seront assurés pour ne pas pénaliser les administrés.

Les Maires de Guyane préviennent une nouvelle fois l’Etat que le non-respect de sa parole peut générer en lieu et place d’une colère légitime et latente, une violence incontrôlable et patente.