Monsieur Bruno Lavielle ex-Président du Tribunal de grande Instance a déclaré lors d’une interview à France Guyane

« Je pense qu’ils (les élus guyanais) défendent maladroitement leur département ».

Si nous tolérons que notre territoire serve de marchepied promotionnel aux hauts-fonctionnaires, nous ne pouvons accepter le procès d’intention ou la leçon coloniale que semble vouloir nous donner Monsieur Lavielle, nouvellement nommé à la Cour de cassation.

Monsieur Lavielle fait un bilan négatif de la Justice en Guyane. Nous, élus de Guyane, n’avons eu de cesse d’alerter, bien avant Monsieur Lavielle, les plus hautes autorités de l’Etat d’une Justice spatialement, humainement et institutionnellement inadaptée à notre territoire et à son évolution.

Monsieur Lavielle, pourtant magistrat, fait preuve d’un populisme visant à jeter le discrédit sur les élus guyanais qui n’est digne ni de sa fonction ni de son statut de fonctionnaire et du devoir de réserve y afférent.

Monsieur Lavielle a connu une Justice Guyanaise sinistrée à son arrivée. Elle l’est tout autant à son départ.

Si les élus guyanais ne disposent pas des « meilleurs réseaux et connexions », sous-entendu occultes, c’est tout à leur honneur de femmes et d’hommes politiques qui souhaitent la transparence et donc l’égalité de traitement pour tous les territoires.

Il appartenait, Monsieur Lavielle d’accompagner les élus qui régulièrement demandent des moyens en urgence pour notre territoire. Il a préféré le silence pendant son séjour et la bruyante lâcheté à son départ.

David Riché, Président de l’Association des Maires de Guyane.